Tension / Détente : de la posture du harpiste en Europe Occidentale
le 29 Juillet
2011

ref.:6
11th CONGRES MONDIAL DE LA HARPE à VANCOUVER 2011

Extrait de la conférence :
« Tension / détente : de la posture du harpiste en Europe Occidentale»
présentée par Roxane Martin le 29 juillet 2011 à Vancouver (Canada)


INTRODUCTION

Je suis harpiste, diplômée par l’association européenne Médecine des Arts, dont le centre de recherche est installé à Montauban, dans le sud ouest de la France.
De mai à décembre 2010, j’ai mené une enquête épidémiologique auprès des harpistes en Europe. J’ai tout d’abord élaboré un questionnaire anonyme que j’ai remis aux harpistes. Je l’ai également diffusé sur les sites internet consacrés à la harpe, les forums, les magasins spécialisés, les festivals et les classes de harpe. Le questionnaire a été traduit en anglais, italien, allemand. Du fait de son mode de diffusion il est difficile d’évaluer le nombre de harpistes qui n’a pas donné suite, mais j’ai récupéré 93 réponses utilisables qui montrent l’ampleur de la douleur éprouvée par les harpistes : 75% des harpistes sondés disent avoir mal.
Cette population a été traitée par l’analyse factorielle des correspondances multiples (AFCM), qui permettra de signaler les cooccurrences des caractères (grâce à la lecture des tableaux de Burt et des graphes factoriels).

Compte-rendu enquête épidémiologique

1. Contenu du questionnaire
2. Analyse du questionnaire
3. Remarques conçernant la première partie du questionnaire
4. Localisation des douleurs
5. Commentaires sur la localisation des douleurs
6. Moment des douleurs
7. Reactions face à la douleur
1. Contenu du questionnaire :
Nous avons voulu mettre en évidence quatre sujets d’intérêt qui seraient des facteurs possibles de douleur :
Le premier sujet concernait l’âge, la durée, l’intensité de pratique et le choix du répertoire. Nous faisons alors l’hypothèse que la douleur n’affecte pas seulement les professionnels de plus de 30 ans de pratique, mais pouvait toucher toute la population indépendamment de l’âge et de la durée de la pratique. Nous avons supposé également que le choix ou le non-choix du répertoire pouvait être un facteur de « stress » et méritait d’être relevé.
Le deuxième sujet concernait le cadre de l’enseignement, à savoir si le harpiste suivait des cours individuels ou collectifs. Nous pouvions supposer que la qualité du cours pouvait être un facteur influent non-négligeable, il nous semblait alors qu’en cours individuel le professeur pouvait plus facilement mettre l’accent sur la posture de son élève et l’aider à la rectifier si besoin. Nous avons ajouté également le moyen de transmission, en demandant de préciser s’il s’agissait d’une transmission orale de la musique ou avec la partition comme support. Nous pouvions en effet supposer que le harpiste qui travaille sans partition peut être plus à l’écoute de son corps et de son ressenti.
Le troisième sujet traitait de la posture, évoquant la hauteur de l’assise du harpiste et le jeu debout. Nous avons ainsi proposé le choix entre « chaise » ou « tabouret ». Puis nous avons demandé s’il jouait debout et le cas échéant, qu’il nous précise la fréquence, classée selon trois catégories : parfois, toujours, jamaisalways and never
Le quatrième sujet concernait l’instrument. Nous avons demandé aux harpistes de préciser sur quel style de harpe ils jouaient, leur laissant le choix entre six catégories. Or après étude il n’est apparu que 2 catégories : harpe celtique et classique. Puis, nous leur avons demandé de préciser le nombre de cordes. Pour synthétiser ces réponses, nous les avons classées en 3 catégories : 22 à 29, 31 à 38 et 40 à 47. Puis nous leur avons demandé de préciser la qualité des cordes qu’ils utilisaient, et nous les avons présentées sous six catégories. Or, après le dépouillement nous n’en avons gardé que cinq : boyau light, boyau standard, carbone light, carbone standard et nylon standard.
Et enfin nous leur avons demandé de mesurer la taille de leur harpe, basculée sur
l’épaule, en leur demandant de mesurer la hauteur à partir de la crosse jusqu’au sol, car nous souhaitions mettre cette variable en lien avec celle de l’assise. Mais après dépouillement, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de harpistes ne savaient pas ce qu’était la « crosse » et donnaient une mesure fausse. Nous avons donc laissé ce paramètre de côté et nous avons gardé la mesure générale des harpes en fonction de leur nombre de cordes, soit : petite ( 0,60m à 1,10m ), moyenne (1,11m à 1,60m) et grande (1,61m à 1,87m)
La première page du questionnaire était suivie d’une seconde à remplir par ceux qui avaient mal.
Nous avons alors posé la question suivante :
« Avez-vous déjà ressenti des douleurs dans le corps suite à la pratique de cet instrument ? (En précisant – au cours des 12 derniers mois) en joignant un dessin corporel et un tableau précisant les parties concernées. Nous les avons classées en 5 catégories : tête, bras, dos, jambe, tout le corps.

2. Exploitation du questionnaire :
De la lecture du tableau de Burt nous tirons les enseignements qui suivent :
La population est presque essentiellement féminine, soit 95% et le quart est composé d’enfants (52% population entre 16 et 47 ans, 22% population + de 47 ans, 26% population – de 15 ans). Dans cette enquête apparaît que 74% de la population dit avoir des douleurs liées à la pratique de l’instrument, et nous pouvons constater que la part de la population qui éprouve des douleurs augmente avec l’âge : 58% des jeunes, 77% d’âge mûr, 86% des seniors.
Afin de tester les facteurs de la douleur, nous avons essayé de mettre en évidence des facteurs de pénibilité (nombre d’années de pratique, hauteur de la harpe, qualité des cordes, âge, partition, pratique professionnelle ou amateur) ou de posture (assise, cours collectifs ou individuels).
Nous constatons que 74 % des gens qui font de la harpe « celtique » disent avoir mal, et pareillement pour les gens qui jouent de la harpe « classique ». Dans cette population 66% pratiquent la harpe « celtique » et 33% la harpe « classique », mais il s’avère que trois quart de ces deux sous-populations, qu’elles soient « classiques » ou « celtiques » sont confrontées à des douleurs, qu’elles soient amateurs ou professionnelles (74% des amateurs et 75% des professionnels).
Par contre l’apparition de la douleur est bien liée à la durée de la pratique, quotidienne ou hebdomadaire ; en effet elle concerne 62% de ceux qui pratiquent peu, 78% de ceux qui pratiquent au moins 1h par jour, et 82% de ceux qui pratiquent plus de 1h par jour.
Nous constatons également que 58% des jeunes, 77% de la population d’âge moyen et enfin 86% des plus âgés ont mal. Il semble donc qu’il y ait un lien entre l ‘apparition de la douleur et l’âge. Précisons que dans cette population (les plus âgés) seuls 19% ont peu d’années de pratique.
Quant à la taille du harpiste, nous observons que 28% des grands ont mal, 22% des petits et 51% des gens de taille moyenne. Les harpistes qui mesurent entre 1,57m et 1,68m sont plus nombreux à signaler des douleurs liées à la pratique de la harpe. Et dans cette sous-population 29% des gens de taille moyenne jouent sur harpe « celtique » et 22% sur harpe « classique ».
Nous avions posé la question qui a trait au cadre du cours, soit individuel ou collectif, imaginant que le cours individuel pouvait permettre au professeur de rectifier plus facilement les problèmes liés à la posture et d’y remédier, mais il s’avère que 73% de ceux qui suivent des cours collectifs et 75% de ceux qui suivent des cours individuels ont mal. Ce caractère n’a donc aucune influence sur la douleur.
Quant à la pratique sur harpe « classique » ou « celtique », on croit généralement que le jeu sur harpe « classique » est plus douloureux à cause de la haute tension des cordes et du répertoire. Or il s’avère que 74% des harpistes qui jouent sur des harpes de 40 à 47 cordes (dites « classiques » à pédales) ont mal dans les mêmes proportions que ceux qui jouent sur des harpes de 34 à 38 cordes (dites « celtiques »). Il n’y a donc apparemment pas une catégorie de harpe qui soit plus ou moins algogène.
S’il n’existe apparemment pas de lien entre la douleur et la catégorie de harpe pratiquée, il est souvent dit que les douleurs sont liées à un jeu sur cordes boyau standard, car elles sont plus tendues, or il s’avère que 74% des harpistes qui utilisent du boyau standard ont mal, comparé à 67% de ceux qui utilisent du carbone light ou du nylon. Les effectifs des autres catégories (boyau light ou métal) n’étant pas assez élevés pour être statistiquement valables, nous ne les évoquerons pas ici mais nous nous permettrons d’apporter des hypothèses personnelles dans les commentaires qui suivront ( chapitre B.2 ).
Nous avons bien sûr interrogé les harpistes sur leur assise, car elle est souvent perçue comme une des causes de douleur. Nous avons pu mettre en évidence que 70% de ceux qui ont une assise basse, 71% de ceux qui ont une assise haute et 79% de ceux qui ont une assise moyenne (40 à 52 cm de hauteur) ont mal.
Si nous reprenons l’ensemble des harpistes qui jouent sur harpe celtique et qui ont mal, soit 66% : nous constatons que 37% ont une assise basse, 19% une assise haute et 44% ont une assise moyenne.
Nous avons posé la question de la « position debout » pour la pratique de la harpe « celtique ». Dans les résultats que nous obtenons 74% des harpistes qui sont toujours assis ont mal, mais il s’avère difficile d’évaluer par cette étude ceux qui jouent debout, car ils ne sont que trois dans la population des harpistes qui ont mal, l’effectif est insuffisant pour en tirer quelques enseignements.
Puis nous avons interrogé les harpistes sur le libre choix du répertoire, pensant qu’un répertoire imposé pouvait être facteur de stress et peut-être de tension et de douleur or si 76% de la population choisissait son répertoire et 69% ne le choisissait pas, dans les deux cas, ils disaient avoir mal.
Et enfin nous avons posé la question du moyen de transmission, soit orale ou écrite, et dans cette population 73% des harpistes qui travaillaient sur partition et 80% qui travaillaient à l’oral avaient mal, soit plus que la moyenne.

3. Commentaires sur la première partie du questionnaire :
La pratique soutenue de l’instrument (+ d’1h par jour) est bien évidemment cause de dysfonctionnements et elle concerne les plus âgés (+ de 47 ans). Mais bien que nous puissions penser que c’est le nombre d’heure et d’années de pratique qui peut engendrer des douleurs, nous observons que trois quarts de ceux qui pratiquent depuis peu ont mal.
Nous remarquons également que les harpistes de taille moyenne, mesurant entre 1,57m et 1,68m, sont plus atteints, soit 83%. Si nous nous attardons sur cette sous population, nous remarquons que 43% ont une assise moyenne, 33% une assise haute et 24% une assise basse. 76% des harpistes de taille moyenne (toutes harpes confondues) sont assis à plus de 40cm du sol.
L’assise, la taille du harpiste : source de douleurs ?
Nous observons donc que l’assise la plus répandue dans cette population varie de 40cm à 52cm, et qu’elle ne varie proportionnellement pas en fonction de la taille de la harpe et/ou de la personne. Cette assise ne paraît donc pas être adaptée aux différentes hauteurs, qu’elle soit utilisée pour des harpes mesurant 1,86m ou bien 1,20m, avec des harpistes mesurant 1,57m ou 1,86m. L’assise bien ajustée serait l’équilibre à trouver entre la taille du musicien et la taille de son instrument. Dans notre population, la taille de l’assise semble être une chaise standard. Si nous revenons sur les chiffres nous remarquons que parmi les gens de taille moyenne 83% ont mal, comme 58% de ceux qui sont de petite taille et 76% des grands.
Le cordage : source de douleurs ?
La majorité des harpes est montée en cordage boyau standard, soit 49% (dont 94% des harpes « classiques » et 27% des harpes « celtiques »). Nous constatons par ailleurs que 44% des harpistes « celtiques » utilisent des cordes en nylon contre 24% de cordes en carbone. Sur cet échantillon le lien entre la diversité de la qualité des cordes et la douleur n’est pas probant.
Nous avons mené de mars à avril 2011 une série d’électromyogrammes (192 résultats), pour mettre en évidence que la qualité du cordage peut par sa différence de calibre et de tension produire des efforts musculaires variables, mais c’est le sujet d’une autre étude.
Dans notre étude nous constatons que seulement cinq harpistes sur toute la population utilisent du boyau light et qu’ils ont tous mal, nous ne leur avons pas demandé depuis quand ils utilisent ce cordage, et si ce choix est une réponse à des douleurs provoquées par un cordage standard ?
Au vu de cet échantillon, nous pouvons nous demander si le choix réduit de cordage correspond à la demande du consommateur, à l’habitude du harpiste ou à un choix de sonorités pour le fabricant ?

4. Localisation de la douleur :

Si nous reprenons la population qui a mal, en la classifiant par taille, nous observons que 74% des gens de grande taille ont des douleurs en haut du corps (dos, bras, main) et 26% ont mal partout. Puis nous retenons que 73 % des gens de petite taille ont des douleurs en haut du corps également et 27% dans tout le corps. Et enfin, 83% des gens de taille moyenne ont mal en haut du corps contre 17% dans tout le corps.


5 . Commentaires sur la localisation des maux :

Nous constatons que presque trois quart de la population qui joue sur harpe « celtique » ou « classique » a mal en jouant, avec une légère prédominance chez les harpistes « classiques ». Ces maux sont localisés pour la plupart en haut du dos, puis aux bras avec des douleurs ciblées à la nuque pour les harpistes « classiques ». Et encore une fois les gens de taille moyenne se plaignent plus de douleurs, surtout localisées dans le haut du dos et dans la nuque (65% des harpistes «classiques»).
La mauvaise répartition du tonus musculaire provoque un déséquilibre qui induit des douleurs : un bassin désaxé, des omoplates détachés, des épaules asymétriques, la rotation interne du bras ou l’inclinaison radiale de la main. Cette mauvaise répartition peut être accentuée par une assise inadaptée, trop haute ou trop basse, un mauvais placement du buste, souvent désaxé face à l’instrument, ou un mauvais placement du bassin. La surcharge de tensions musculaires dans les épaules peut provoquer des douleurs, comme une tête placée trop en avant peut provoquer des douleurs au niveau des cervicales, alors qu’un placement du tonus musculaire dans la ceinture scapulaire permettrait une stabilité et donc une plus grande mobilité de tout le corps.


6. Moment des douleurs et réactions :

Si nous reprenons la population qui a mal nous pouvons observer que la douleur apparaît pour le plus grand nombre (soit 46%) au milieu du jeu, alors que les harpistes qui se plaignent de douleurs au début ou à la fin du jeu ne sont que 6%.
Quand nous les interrogeons sur la fréquence des douleurs, nous remarquons que plus de la moitié (59%) n’ont mal que « parfois ». Ce qui nous rassure tout de même … surtout quand nous observons que seulement 6% de la population a « toujours » mal ! Toutefois, 35% disent avoir « mal souvent », dont 83% d’amateurs et 17% de professionnels.
Face à ces chiffres qui éloignent la pratique de la harpe du royaume des anges et des fées, nous observons quand même que la majorité des harpistes (82%) ne reste pas passive et veut « soulager » ces douleurs.
Ils vont essayer de trouver des moyens pour les diminuer, voire les « supprimer ». Les réactions sont variées : cela va de la respiration, à la détente en passant par la course à pieds ou encore des étirements ou de l’auto-massage.

La pratique d’étirements est fréquente (30%) ou d’auto-massage (20%) mais aussi la technique du « bon sens » : arrêter de jouer, soit 18% font ce choix.
L’arrêt du jeu peut être en effet, un moyen à court terme pour ne pas accentuer les contractures musculaires, à condition que l’origine des douleurs ait été clairement identifiée. C’est justement un point important que nous avions voulu éclaircir, en posant la question suivante :

« En parlez-vous autour de vous ? médecin, professeur … ».

En traitant ces questionnaires, nous remarquons que seulement un peu moins de la moitié de la population (49%) demande des conseils, ce qui sous-entend qu’un peu plus de la moitié n’en demande pas. Si nous regardons de près les conseils qui sont formulés, nous pouvons observer que 20% des harpistes qui ont mal, sont orientés vers un professionnel (ostéopathe, kinésithérapeute) ou bien leur professeur, qui leur conseille de se « détendre, de « respirer » ou encore de faire des « étirements », soit 35% des cas.
Puis nous leur avons demandé à la fin de ce questionnaire, s’ils avaient déjà changé de posture ou d’instrument, sous-entendant que la posture ou la taille de leur harpe pouvait être une des causes de leurs douleurs. Mais seulement un peu moins de la moitié, soit 46%, a répondu avoir expérimenté une autre posture ou une autre assise.

Enfin, pour offrir une pointe d’optimisme dans cette étude, nous leur avons demandé s’ils avaient des « attentes », et dans leurs réponses, nous avons relevé qu’ils attendent des « solutions de détente », des « conseils adaptés » ou encore de « trouver une posture qui soulage ».


7. Commentaires sur les réactions face à la douleur :

Nous observons que 82% des harpistes réagissent face à la douleur. C’est un chiffre assez réconfortant. Mais que font-ils exactement ? Dans l’étude des réponses nous pouvons observer qu’un peu moins de la moitié, soit 45%, choisissent de ne pas en parler. Ils essayent de trouver une solution par eux-mêmes. Quant à ceux qui demandent des conseils, pour presque la moitié, soit 49%, nous observons qu’ils en parlent à leurs proches, surtout à leurs parents ou à leur professeur, mais aussi à un médecin ou à un kinésithérapeute. La présente enquête met en évidence que les kinésithérapeutes conseillent surtout des étirements, les médecins quant à eux préconisent plutôt une activité sportive (natation ou course) ou bien proposent à leur patient d’aller voir un kinésithérapeute.
Quant aux professeurs, ils prodiguent des conseils assez flous: « détends-toi», sans précision supplémentaire, ou des phrases comme « relâche les épaules » ou « lève les coudes ». Ces conseils, peu précis, traduisent soit une difficulté à comprendre réellement ce qui est en jeu, soit une incapacité à trouver les mots ou les solutions pour répondre à l’élève.
Rappelons que seulement 6% changent de posture pour remédier à la douleur, et que ce changement n’a pas été proposé par le professeur. Ce pourcentage très faible laisse apparaître une difficulté évidente du harpiste à considérer sa posture. Il ne perçoit peut-être pas ce qu’il pourrait modifier pour limiter ou supprimer la douleur. L’information et la formation systématique auprès des professeurs seraient donc très bénéfiques voir essentielles.
J’aimerais juste relever le pourcentage de harpistes qui a mal mais qui n’en parle pas, soit 45% de l’échantillon. La douleur est-elle « tabou » ? Est-elle perçue comme une « fatalité » ou crée-t-elle un sentiment de culpabilité ? C’est sûrement un peu des trois et cela demanderait au professeur de prendre plus de temps pendant son cours pour essayer d’aider l’élève à exprimer ses douleurs, ou juste l’inconfort de sa position.
Pourquoi le harpiste qui a mal ne cherche-t-il pas des solutions pour diminuer ou supprimer la douleur ? Rappelons que 51% des harpistes qui ont mal ne cherchent pas de solution. Apprendre par la « douleur » serait si profondément ancré dans nos mœurs ?
De solutions existent pour développer un jeu sans douleur. Parlons-en.




Cette enquête a été présentée au Congrès Mondial de la Harpe à Vancouver en juillet 2011 lors d’une conférence où sont intervenus : Carol Duffy, Alison Austin et Boni Rieveld

Liens vers les sites web des autres intervenants :


Institut « Medecine des Arts » à Montauban (France) et Clinique du Musicien à Paris www.medecine-des-arts.com

Carol Duffy - hand therapist aux USA www.asht.org ( USA)

Alfredo Ortiz www.alfredo-rolando-ortiz.com (USA)

Alison Austin www.pacificharpinstitute.org (USA)

Boni Rietveld Medical Centre for dancers and Musicians in La Hague (Netherlands )
Mail : mcdm@mchaaglanden.nl






Ce mémoire est consultable dans son intégralité à l’Institut Médecine des Arts
N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

« Tension / relaxation : de la posture du harpiste en Europe Occidentale » par Roxane Martin mail:contact@roxanemartin.com www.roxanemartin.com Tel : 04 66 24 81 59 / Port : 06 89 16 75 94


Compte rendu publié par Association Musicalyre